Parti Socialiste ____________________ Montigny-le-Bretonneux
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Ça ne ruisselle pas, ça s’évapore !

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Sommet de l’hypocrisie quand le thème central d’un G7 est la réduction des inégalités alors qu’Emmanuel Macron ne cesse de les accroître dans son propre pays.

Il a augmenté les impôts du plus grand nombre et multiplié les cadeaux fiscaux aux plus riches : flat tax, exit tax, suppression de l’ISF, ce pognon de dingue… qui devait ruisseler…

Le résultat, chacun le connaît désormais :

La France des grands actionnaires bat un record d’Europe et du monde, celui des versements de dividendes !

Les grandes fortunes investissent 70 % de moins dans les PME.

Jamais les écarts de revenus n’ont été aussi importants.

Ça ne ruisselle pas, ça s’évapore !

Et remettons les pendules à l’heure, puisque les libéraux parlent de fiscalité confiscatoire, moi je vais vous dire ce qui est confiscatoire : cet argent que l’on ne prélève pas, on le confisque aux usagers des services d’urgence comme des EHPAD, aux plus fragiles, aux retraités, aux bénéficiaires des APL. On le confisque aux emplois aidés, aux associations, aux enseignants, aux policiers, au soutien de la filière agro-écologique, à l’enseignement supérieur, à la recherche, à la culture…

C’est une véritable razzia sur les services publics et les finances sociales.

Et l’on apprend maintenant que la réforme des retraites va être l’occasion d’un hold-up sur les régimes complémentaires !

Ce que nous devons mettre dans le débat, c’est une autre manière d’appréhender la répartition des richesses de notre planète, c’est une autre manière de considérer le rapport à notre environnement, c’est une autre manière d’impliquer les femmes et les hommes dans les décisions qui les concernent.

C’est la seule façon de lutter véritablement contre le réchauffement climatique, de lutter contre les inégalités, de redonner à chacun les moyens de maîtriser son destin. Tant que ces questions ne seront pas prises en charge, il y aura des paysans pauvres, des éleveurs pauvres pour soutenir dans leur folie des Bolsonaro ou des Trump.

J’ai évoqué l’urgence environnementale, j’ai évoqué le défi social, j’ai évoqué les risques pour la démocratie, j’ai évoqué la crise profonde des valeurs.

L’Union européenne doit retrouver l’élan de ce qui l’a fondée.

Cet été, 150 migrants ont encore trouvé la mort dans leur traversée vers l’espoir. Ces 150-là viennent s’ajouter aux milliers d’autres sans visage, sans identité, sans sépulture, qui ont payé de leur vie leur volonté de survivre.

Le feuilleton des ONG interdites de ports continue. Ce sont les sauveteurs que l’on criminalise, que l’on stigmatise, que l’on passe devant les tribunaux, en les assimilant aux passeurs.

J’ai honte quand je vois que nos États qui comptent 500 millions d’habitants se lancent dans des comptes d’apothicaire pour se répartir dizaine par dizaine les rescapés du See Watch ou de l’Open Arms.

Et nous pouvons être fiers que ce soit un Premier ministre socialiste qui, depuis l’Aquarius, ait chaque fois donné le signal de la solidarité !

La mer Méditerranée est le berceau d’une civilisation, n’en faisons pas un cimetière !

Là encore, l’hypocrisie a assez duré.

La mise en esclavage d’enfants, le viol de leurs mères, la torture de leurs pères, suscitent l’indignation de nos gouvernants.

Mais ce sont les mêmes qui confient la protection de nos frontières méditerranéennes aux garde-côtes libyens qui sont eux-mêmes les pourvoyeurs des esclavagistes.

Et c’est la France qui équipe en navires ces garde-côtes mais refuse l’entrée de ses ports !

Le gouvernement a programmé au Parlement un débat sur l’immigration. Tant mieux !

Ce sera l’occasion de rappeler que 120 000 demandeurs d’asile en 2018 en France, c’est 0,1 % de notre population.

L’occasion de rappeler que la France a accueilli au siècle dernier Italiens, Polonais Arméniens, Tchèques, Slovaques, Serbes, Roumains, Espagnols, Hongrois, Grecs, Algériens, Marocains, Tunisiens, Cambodgiens, Vietnamiens !

Et la France ne s’est pas effacée. Elle s’est renforcée.

Et quand je regarde cette salle, quand je vois vos visages, quand je connais vos noms, combien d’entre vous descendez de cette histoire ?

Et vous êtes là, comme je le suis, fiers de notre pays, prêts à le servir, à valoriser sa culture, son art de vivre, à faire prospérer ses entreprises, participer à l’innovation !

Tous les maires ne s’équivalent pas. Il y a ceux qui mettent à l’abri, sans le secours de l’État, les migrants à la rue. Il y a les présidents de département qui veillent sur les mineurs non accompagnés. Il y a les président.e.s de région qui proposent d’ouvrir leurs ports et ceux qui préfèrent oublier les règles du droit maritime.

 

Extrait du discours d’Olivier Faure à La Rochelle

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